Parti de Gauche du Mantois

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mardi 29 novembre 2011

Assemblée citoyenne le 1er décembre à Mantes-la-Ville


PRENEZ LE POUVOIR !
TOUS ENSEMBLE, ON PEUT !

Partout en France s’organisent des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous. Des femmes et des hommes qui luttent pour le partage des avoirs, des savoirs, des pouvoirs et qui ne se résignent pas s’y retrouvent et échangent.
Si, vous aussi, vous pensez qu’il n’y a pas de fatalité à la politique que nous subissons aujourd’hui, si, comme nous, vous avez envie d’en changer, venez participer à :

L’ASSEMBLÉE CITOYENNE
DU FRONT DE GAUCHE DU MANTOIS
LE JEUDI 1ERà 20h30
AU BAR DE la salle JACQUES BREL
 RUE DES MERISIERS 78711 MANTES LA VILLE

ProgrammeNous y mettrons en débat les propositions du programme populaire et partagé du Front de Gauche, non comme un recueil de solutions toutes faites, mais comme des propositions à partager, enrichir, discuter… contester même. Il se veut un outil pour  provoquer et nourrir le débat politique. En somme, un projet politique construit par et pour les humains.


OUI, IL EST TEMPS DE REPRENDRE NOS VIES EN MAIN !

CE QUE NOUS VOULONS, L’HUMAIN D’ABORD.

L’explosion des inégalités, de la précarité, de la pauvreté, les désastres écologiques, les violations répétées de la démocratie… Nous ne connaissons que trop bien les méfaits de la domination sans partage du capitalisme.

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UNE GAUCHE COURAGEUSE.
Pour en finir avec ce qui n’est pas une fatalité, il faut porter au pouvoir une gauche courageuse, une gauche qui n’a pas peur de s’attaquer aux marchés financiers, une gauche qui se bat pour instaurer un contrôle public du secteur bancaire et financier. Cela passe par des nationalisations et la création d’un grand pôle bancaire public qui financera les entreprises en fonction de critères sociaux et notamment leurs efforts en matière de création d’emploi.  
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POUR UNE AUTRE EUROPE.
Cela passe aussi par la transformation de l’Union Européenne (en premier lieu par le changement de statut de la Banque Centrale Européenne) pour réorienter radicalement les richesses et l’investissement vers les productions utiles, l’emploi, l’innovation industrielle et vers la révolution écologique. En matière d’éducation, de recherche, de logement, de santé et de protection sociale à tous les âges de la vie nous voulons mettre un frein à la concurrence « libre et non faussée » par la relance et la création de grands services publics nationaux.
Il faut que l’Europe devienne une terre de solidarité et de coopération entre les peuples et ne soit plus le terrain de chasse des prédateurs financiers.

LA RELANCE PAR LES SALAIRES.
A l’opposé des politiques qui nous sont imposées pour « rassurer » les marchés, nous préconisons une hausse généralisée des salaires et en premier lieu du SMIC, première marche des grilles des conventions collectives, que nous proposons de porter à 1700 € net ! Non seulement c’est une mesure indispensable pour permettre à chacun de vivre décemment mais c’est aussi le meilleur moyen pour renouer avec la croissance car chaque euro qui ira vers les salaires ne sera pas gâché sur les marchés.
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VERS UNE 6ème REPUBLIQUE.
Mais toutes ces mesures ne seront pleinement efficaces que si l’on en termine avec ce qui gangrène notre république : le monarchisme présidentiel et la collusion entre les dirigeants politiques et l’oligarchie financière. C’est pourquoi nous proposons l’instauration d’une 6ème république où le pouvoir sera rendu aux représentants du peuple mais surtout au peuple lui-même.

CE NE SONT LÀ QUE QUELQUES UNE DES PROPOSITION DU FRONT DE GAUCHE
VENEZ EN DÉBATTRE AVEC NOUS.

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lundi 11 juillet 2011

Le fait du prince ne se discute pas

Après le ministère des étrangers de France, voici venu le temps du ministère des français de l’étranger. Si le premier fut symbolisé par une appellation explicite (ministère de l’immigration) et des missions claires et chiffrées (objectifs d’expulsions), le second reste flou et s’apparente davantage à un emploi fictif du secrétaire d'État qui en a la charge. Lors de ses premières déclarations publiques (dans une expression orale qu’il ne faut pas donner en exemple à nos enfants 1), celui-ci a été incapable d’apporter la moindre idée sur le contenu de sa nouvelle fonction, ne sachant pas lui-même en quoi consistera son rôle.

Loin de répondre à l’intérêt général, le dernier remaniement gouvernemental, plus que les précédents, est purement politicien et a été conçu pour répondre à des objectifs électoraux.

Gageons que dans un avenir très proche nous verrons le nouveau secrétaire d’Etat se transformer en VRP de Sarkozy pour aller draguer, à travers le monde entier, les voix des Français vivant à l’étranger. Comme par le passé, et probablement sous les différentes présidences, nous aurons des bataillons entiers à l'Élysée et dans les différents ministères dédiés à des missions de cuisine électoralistes dans l’intérêt du seul principe. Évidemment tout ceci est pris en charge sur les deniers publics et hors de tout contrôle des règles électorales.

De manière un peu cynique, nous pourrons malgré tout voir dans la nomination du secrétaire d'État des français de l’étranger un intérêt pédagogique politique, montrant que n’importe quel citoyen lambda peut du jour au lendemain se retrouver au sommet de la responsabilité de la république. Pour quel mérite ? Pour quel intérêt général ? Le principe ne s’embarrasse pas de ces questions.

Il est temps que cesse en France le fait du prince et que la parole soit rendue au peuple.

(1) Juste après sa nomination, David Douillet déclarait à RMC que lorsque l’on fait de la politique (sous entendu comme lui), "On peut avoir tous les mandats possibles et imaginaux». L’orthographe du mot «imaginaux» est de moi, car je ne sais pas comment l’intéressé l’aurait écrit (peut être «imaginot»!!)

dimanche 10 juillet 2011

Lettre ouverte à « Madame la Députriste des Yvelines » Sophie Primas

Ah, Madame «  la députriste », comme je vous admire!! La fréquentation assidue de votre "marketing personne" dans bien des organismes et comités locaux ou autres manifestations m’en fournit si souvent l’occasion
 
Je vous ai  entendue si souvent  lors de moments accordés à nous autres manants, bâtir patiemment cet admirable monument de bonne conscience, votre grande entreprise ... conformément toutefois à  la modestie dont vous tenez à paraître pétrie. Lorsque vous nous faites le bonheur d’une telle rencontre, je ne manque jamais de ressentir comme une ferveur – presque mystique – qui monte en moi, alleluia!
  
C’est vrai, dans le tréfonds social où nous nous activons, nous, dans nos basses besognes :  ramasser les ordures, , briquer , cultiver blé ou colza, assembler ces voitures «bio»( ou pas -)  vendre ces technologies que le monde entier nous jalouse,  que voyons-nous autour de nous ?
 
Des parasites, Madame ! De pauvres hères besogneux, incapables d’apprécier le privilège qu’ils ont de recevoir les 1100 ou 1300 € par mois « mérités » par leurs minables labeurs ; ou ignorant leur bonheur de pouvoir, à 62 ou 67 ans - la fleur de la jeunesse ! - se rouler dans la paresse, nantis  qu'ils sont grâce à de leurs pensions homéopathiques à 7 ou 900 € par mois, si coûteuses pour l’Etat...et que vous gérez à la Cour des Vi-comptes si admirablement ! Comme j’ai honte de ne pouvoir vous éviter d’aussi tristes spectacles !
 
Tandis que vous, Madame la « députriste »d’une abnégation sans faille, vous vous dévouez corps et âme au bien de ce pays, de votre circonscription, à honorer votre mandat parlementaire et vos - combien déjà ? - 3 ou 4 mandats départementaux, communaux et intercommunaux.
 
ET tout ça pour quoi ? Vous n’avez qu’un job précaire – 2 ans de mandat : un CDD. Après quoi, si des électeurs versatiles et ingrats vous congédient en 2012, c’est la rue. Enfin, pas vraiment tout de même, puisque vous avez trouvé la solution « être en deuxième position sur la liste aux sénatoriales dans les Yvelines » pour devenir le 25 septembre 2011 « Madame la Sénatrice ».
 
Ah oui, vous êtes bien admirable, vraiment – surtout si l’on pense aux conditions pénibles de votre travail... obligée que vous êtes  dans des locaux vétustes chargés d’ors et de pourpre, de ratifier des lois que vous avez rapidement parcourues, à peine discutées et évaluées pour leurs conséquences, sous la pression stressante de vos supérieurs UMP et les huées de la plèbe assommante d’inculture et de mauvaises manières !
 
Oui, « Madame la députriste », vous l’avez compris, je compatis à  votre sort. Tant de dévouement pour une existence aussi précaire ! C’est vous, Madame, qui faites les lois de ce pays, et je suis fort aise, à vous entendre, de découvrir que nos législateurs ont le souci de faire correspondre votre postulat de sénatrice avec la fin de votre mandat de députée.
 
Nous voila  ainsi en état de vérifier que la démocratie locale et le respect des électeurs est en marche. Charité bien ordonnée... vous connaissez la suite.
 
Vous avez donc trouvé la parade légale  « Madame la députriste » en instaurant sur la 9 ième circonscription « la vacance du poste de députée pour une période de 6 mois » qui permet à votre parti politique d’instaurer un déni de démocratie aux Yvelinois en ne recourant pas à des élections législatives anticipées dès le mois de septembre2011.
 
On ne peut dire plus magistralement son amour du peuple.
 
Finalement,  à bien y réfléchir,  tout cela est bien...triste!« Madame la députriste », et  je ne vous admire plus....
 
J’ai bien l’honneur de vous saluer politiquement,
Un  joyeux militant du Parti de Gauche de la 9ième circonscription des Yvelines

mercredi 30 mars 2011

No Gazaran ! Gaz et huiles de schiste : non merci dans les Yvelines aussi !

Dans le 78 comme ailleurs

Alerte.pngSans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.

La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La « fracturation hydraulique horizontale », consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur.

gaz_deschiste_non_merci.pngTrois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des micro-billes pour maintenir ouvertes les failles.

masque_a_gaz.pngAux Etats-Unis, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.

Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire – dont l’Ile de France - ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, rechercher une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.

Dans les Yvelines 2 permis de recherche ont été demandés pour 2/3 de la surface du département !!

Réunion publique Jeudi 7 avril 2011 20h30 Projection du film Gasland et intervention d’un invité du Collectif 77

Salle Jacques Brel – Rue des Merisiers – Mantes la Ville

A l’appel du Collectif en formation « Stop Gaz de schiste Val de Seine »

gaz_de_schiste_yvelines.pngsoutenu par :
Aquerem
Amis de la Nature Ile de France
Collectif sans F1
Attac78Nord
EuropeEcologieLesVerts du Mantois
Nouveau Parti Anticapitaliste 78
Solidaires78
Parti de Gauche 78

jeudi 24 mars 2011

Un mort de plus chez ITON SEINE à Bonnières…

A la lecture des propos du directeur de l’usine, Vincent Smeeckaert, publiés dans le courrier de Mantes du 16 mars, nous voulons exprimer notre plus vive indignation : à le lire, la victime est responsable de l’accident qui l’a tué ! Ce sont les mêmes propos que lors du dernier accident mortel en octobre 2010 !

Un père de famille qui part à l’usine chaque matin y va pour subvenir aux besoins de sa famille (les anciens disaient « pour gagner sa croûte »), pas pour y mourir. Il y a eu trop de morts dans cette usine !

Les militants du parti de gauche qui étaient présents parmi la foule anonyme lors de la marche silencieuse du 20 mars, étaient là pour exprimer leur compassion à la famille, leur solidarité aux travailleurs de l’entreprise, et leur colère, leur révolte, contre une société qui n’accorde pas plus de valeur aux hommes qu’à des machines, et dont la vie est sacrifiée sur l’autel de la productivité.

Bien sûr, la famille sera indemnisée, mais dans quelques temps, on aura oublié cette victime de plus, et les actionnaires continueront de pomper leur dividendes…

Il y a peu de temps, un ministre est venu (en catimini) visiter l’usine et constater les progrès de la productivité. Nous en déplorons, hélas, aujourd’hui encore les effets !

Parti de gauche comité du mantois

mardi 8 février 2011

Pour un coup de balai sur le canton d'Aubergenville !

Le Front de gauche présente des candidats citoyens engagés, adeptes des nouvelles technologies, ouverts sur le partage des connaissances et porteurs des droits des plus humbles.

Dans la continuité des Européennes de 2009 et des Régionales de 2010, le Front de Gauche poursuit sa dynamique de construction d'une réelle alternative de gauche. Face à la politique des néolibéraux et sociaux-démocrates, initiant ou accompagnant les mesures sacrifiant nos acquis sociaux sur l'autel de la mondialisation qu'ils ont eux mêmes organisée, nous appelons à une véritable révolution citoyenne rendant le pouvoir au peuple pour mettre l'économie et la société au service de l'homme !

Ces élections cantonales de mars 2011 s'inscrivent clairement dans la préparation de 2012 et doivent être l'occasion de sanctionner la droite. Cette droite dure, qui a, entre autre, voté la loi sur l'allongement de l'âge légal de départ en retraite, la loi LOPPSI 2 qui porte atteinte aux libertés individuelles, les franchises médicales ou encore la loi sur le bouclier fiscal pour les plus riches.

Dans cette perspective, le Front de Gauche s'engage dans cette élection avec la ferme volonté de lutter contre cette politique injuste. David JOURAND, titulaire, et Geneviève ORUS, remplaçante porteront les couleurs du Front de Gauche pour le canton d'Aubergenville.

Faisons de cette élection un sondage grandeur nature. Nous appelons tous les citoyens blasés par le comportement de cette caste dirigeante à voter pour un projet de société humaniste et plus égalitaire, dans laquelle chacun a le droit de vivre dignement. Nous alertons contre le piège de l'abstention voulue et organisée par les partis majoritaires qui présentent leurs programmes comme les seuls possibles et agitent la peur du Front National pour appeler au vote utile. Partout en Europe, les mêmes gouvernements conduisent aux mêmes politiques de l'échec. Pourtant d'autres choix sont possibles, comme le prouvent les exemples sud américains et islandais. L'abstention est un piège qui sert les privilèges du fric contre les salariés et les retraités !

Citoyen et citoyenne militants, nous combattons un système privilégiant uniquement la recherche effrénée du profit par quelques uns, au détriment de l'intérêt général. Nous dénonçons une politique qui fait des Yvelines un des départements les plus inégalitaires de France. Nous voulons contribuer, avec les yvelinois, à transformer notre département et à le rendre plus accueillant à tous.

S'ils nous accordent leur confiance, notre action consistera à mettre en application le programme partagé du Front de Gauche au niveau du département. Un vrai programme de gauche qui répond à des préoccupations que nous avons tous chaque jour :

  • Des transports en commun publics accessibles à chacun quelque soit sa condition sociale, physique ou géographique. Il sera particulièrement vigilant concernant les projets de la liaison Seine Aval Saint-Quentin-en-Yvelines (contournement des villes et villages de la vallée de la Mauldre) et le prolongement du RER E Éole qui doit, a minima, garantir la régularité des trains, la diminution des temps de parcours et le maintien des dessertes actuelles. Nous nous battrons pour un tarif unique du pass navigo et pour la gratuité des transports pour les chômeurs, bénéficiaires des minima sociaux et les anciens combattants et résistants.
  • Des emplois stables proches de vos lieux de vie et d'habitation.
  • Des enseignants et des moyens pour nos collèges afin de palier les déficiences de l'état en matière d'éducation, pierre angulaire de la refondation républicaine.
  • Des logements dignes, abordable et bien entretenus pour faire disparaître la peur de l'expulsion. Assurons l'hébergement d'urgence et le droit au logement pour qu'il n'y ait plus un seul enfant, un seul travailleur pauvre, une seule famille expulsé sans solution de relogement. Avec plus de 5500 demandeurs de logement social en Seine Aval, 1255 logements sociaux ont été démolis ces dernières années pour seulement 130 reconstruits. Il faut faire de la politique sociale du logement une priorité nationale avec un budget égal à 2 % du PIB !
  • Des services publics de proximité, comme le retour en régie de la gestion de l'eau ou le maintien des bureaux de poste.
  • Des structures publiques pour la petite enfance avec la création de crèches familiales et collectives, de haltes garderies et un meilleur financement des centres de loisirs et des colonies de vacances.
  • Des structures publiques accessibles aux personnes handicapées et aux personnes âgées pour qu'elles puissent vivre dignement et avoir accès à tous les services auxquels elles ont droit.

Le financement de ces mesures est possible. De l'argent, il y en a ! À condition de partager les richesses : taxation pour tout usage irresponsable des ressources communes (eau, électricité, etc), de la spéculation immobilière, des locaux vides et des comportements polluants, pas d'aides publiques au secteur privé sans contre-parties contraignantes, garantes du bien commun.

Le Conseil Général intervient dans de nombreuses décisions ayant un impact direct sur nos vies quotidiennes (transports, logements et emplois dans le cadre du Grand Paris ou de l'Opération d'Intérêt National Seine Aval).

Faisons en sorte que ces projets technocratiques ayant pour vocation d'imposer des décisions aux citoyens, sans concertation, ne soient pas de nouveaux prétextes pour livrer nos biens communs aux marchés (banques, promoteurs immobiliers, entreprises capitalistes).

Nous nous engageons, avec les autres élus du Front de Gauche, à ce que vous soyez informés, consultés et que l'avis majoritaire des populations soit pris en compte. Avec ma remplaçante, nous portons des exigences fortes : la gauche pour de bon, l'écologie pour de vrai, la République pour tous !

David JOURAND est cadre dans l'informatique. Il s'est engagé en politique après le référendum sur le TCE en mai 2005, en adhérant au PS pour le remettre à gauche ! Après la victoire de la ligne centriste issue du congrès de Reims, il a rejoint le Parti de Gauche dès l'annonce de sa création en novembre 2008. Depuis son engagement n'a cessé de croître, au sein du PG, mais aussi au dehors, en militant aux côtés du DAL pour l'hébergement d'urgence des familles expulsées de leur logement et pour que le droit au logement opposable (DALO) ne reste pas une promesse électorale non tenue de plus.

Geneviève ORUS a rejoint le Parti de Gauche suite aux propos de N. Sarkozy cet été au sujet des Roms. Elle fait aussi parti du comité de soutien des Roms des Yvelines et est adhérente au DAL de Mantes. Les actions qu'elle mène concerne le développement du logement social et d'urgence, la fin des logements insalubres, le droit de vote pour les étrangers, mais elle a participé aussi à toutes les luttes pour l'éducation, les transports gratuits, etc.

David et Geneviève se joignent aux résistants qui appelaient le 8 mars 2004 à « une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. »

Blog de la campagne : www.cantonauber2011.fr

mardi 9 novembre 2010

Contre la loi Hortefeux article 32 ter A et le budget logement 2010

Contre_LOPPSI_2_Paris_6_novembre_2010.jpgNous étions au rassemblement organisé lundi 8 novembre place Édouard Hériot à Paris contre la loi Hortefeux article 32 ter A et contre le budget logement 2010.

Contre la loi Hortefeux article 32 ter A

La loi Hortefeux permet aux Préfets d’expulser les habitants de tentes, caravanes, cabanes, yourtes, bidonvilles, mobil-home, maison sans permis de construire, et de détruire leur domicile en 48 heures. 38 associations demandent le retrait de cette mesure expéditive et autoritaire, qui piétine le droit au logement, le droit à une justice équitable, le droit de vivre dignement, et qui menace plusieurs centaines de milliers de personnes, dont 100 000 vivant dans des habitats de fortune...

Que dit et que fait Mr Apparu, pour lequel tout va si bien dans le secteur du logement,et qui ne s’est toujours pas exprimé sur cette question... Il approuve en silence, et soutien l’expulsion en plein hiver, sans relogement, sans décision du juge, et sans délai, des personnes les plus gravement touchées par la crise du logement...

Tandis que les structures d’hébergement sont pleines et que le 115 réduit ses dépenses et ses places, laissant de plus en plus de personnes sur le trottoir.

Contre le budget logement 2010

Un budget logement particulièrement injuste en baisse de 217 millions et qui prévoit néanmoins de donner plus aux plus riches :

  • En hausse de 360 millions, les cadeaux fiscaux aux riches investisseurs pour faire du locatif, au prix du marché, soit 1,32 milliards d’Euros et une hausse de 43% ! (amortissements de Robien, Borloo, Scellier, y compris dans les DOM-TOM, et aides aux locations de meublés, baisse d’impôts sur les revenus locatifs...)
  • En baisse, les aides à la construction de logements sociaux plus une ponction de 350 millions d’euros sur les bailleurs sociaux pour financer la construction... Tandis que le Livret A , employé pour financer la construction de logements sociaux risque d’être laissé en gestion au banques, sans contrainte sociale.
  • En baisse de plusieurs dizaines de millions d’euros : Les allocations logement ! Alors que le logement n’a jamais été aussi cher.
  • Hébergement, c’est la catastrophe : chaque jour qui passe, des familles avec enfants, abandonnées par l’Aide Sociale à l’Enfance départementales, notamment celles de la Banlieue de Paris, sont trimbalées de département en département par le SAMU social, chaque soir. Le plus souvent l’hébergement est définitivement supprimé au bout de quelques semaines.

Le Budget logement doit revenir à 2% du PIB, pour :

  • faire 200 000 vrais logements sociaux par an,
  • les réhabiliter,
  • appliquer la loi de réquisition,
  • loger tous les DALO, tous les mal-logés, tous les sans logis, tout les précaires et les galériens du logement.

Le budget logement, c’est la rigueur chez les exclus du logement et bombance chez les riches propriétaires !

lundi 1 novembre 2010

Qu’ils s’en aillent tous : la constituante

Y_a_t_il_un_pompier_pour_sauver_la_Republique.jpgLa révolution citoyenne n’est pas seulement un programme politique, mais un changement radical dans la tête des gens et dans la pratique politique. On ne peut atteindre cet objectif par une simple alternance PS/UMP qu’il faut bien dépasser si l’on veut changer le pays.

Actuellement le système politique est de plus en plus miné par la méfiance des citoyens. Lorsque les décisions politiques perdent de leur légitimité aux yeux des gens, lorsqu’aucune autorité n’est vraiment respectée, non seulement le principe moral et politique du civisme se délite dangereusement, mais c’est le pays lui-même qui se dissout. Dans ces conditions, que reste-t-il du consentement à la règle du jeu quand tous ceux qui la font vivre sont rejetés ? Comment reconsidérer l’action politique et faire adhérer les citoyens à notre pacte républicain ?

La méfiance et le dégoût sont tellement grands que, aujourd’hui, seule une constituante est capable de remette les citoyens en mouvement pour se réapproprier le pouvoir dans tous les domaines.

La constituante ne se limite pas à la réécriture de nouvelles règles régissant notre vie politique, mais avant même de le faire c‘est le peuple entier qui doit être impliqué dans la discussion et la réécriture de la nouvelle constitution article par article. C’est un puissant exercice de réappropriation populaire de la démocratie politique annonçant une renaissance du peuple et la refondation de notre patrie républicaine.

C’est un formidable stimulant pour libérer l’imagination individuelle et collective pour envisager ensemble la société que nous voulons demain et comment voulons-nous y vivre.

La seule contrainte à cet exercice est l’intérêt général dans tous les domaines, il ne peut être subordonné à aucun intérêt catégoriel.

Cette démarche globale associant tous les citoyens à la définition d’une nouvelle organisation politique et sociale est beaucoup plus démocratique, beaucoup plus moderne que les changements par petits morceaux, néanmoins changeant lourdement l’équilibre des pouvoirs, que connaît la constitution de la cinquième république. 24 modifications depuis 1958, dont 10 depuis 2000.

La démarche de la révolution citoyenne ne peut s’épanouir sans répondre à la méfiance, dorénavant profondément ancrée, contre l’action politique institutionnelle. C’est pourquoi, les membres de l’assemblée nationale constituante ne peuvent être réélus à l’assemblée suivante, les sortants des précédentes assemblées non plus. Il faut surtout tourner la page du présidentialisme au profit d’un régime parlementaire stable, un peuple citoyen n’a que faire de cet archaïsme paternaliste.

Lahsen ZBAYAR

Crédit photo : Y-a-t-il un pompier pour sauver la République? de Олександр (CreativeCommons By 2.0).

dimanche 31 octobre 2010

Retraite : la lutte continue

Manif_Mantes_retraites_3.JPGSur le Mantois, malgré les vacances, le weekend prolongé, le vote de la loi, la mobilisation contre la loi injuste de réforme de la retraite continue. Le samedi 30 Octobre un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes (élus, syndicats, partis politiques… ) ont symboliquement inauguré le nouveau rond point à l’entrée de Limay et l’ont baptisé « Rond point de la retraite à 60 ans ». Etaient présents pour le PG Alain ANTOINE et Lahsen ZBAYAR.

L’accueil des automobilistes et des passants était bon. Diffusion de tracts, sono, drapeau, banderoles (bref, le matériel du militant), présence de la presse locale ont constitué une belle décoration et animations du rassemblement.

lundi 25 octobre 2010

Qu’ils s’en aillent tous !

qu_ils_s_en_aillent_tous.jpgChacun (ou presque) en convient, l’état des inégalités sociales dans notre pays ne peut continuer à s’aggraver. Pour ne prendre que quelques chiffres, depuis 1998 le revenu moyen des 0.01% les plus riches a augmenté de 51%. Pendant ce temps, pour 90% des salariés l’augmentation n’a été que de 3.1%. Faut-il laisser pourrir la situation et attendre le grand soir de la révolution dans la rue ? Comment agir pour inverser le courant ? C’est le programme que propose Jean-Luc Melenchon dans son dernier livre « Qu’ils s’en aillent tous ! ». Beaucoup de tenants de la pensée unique dominante n’y voient ni programme ni possibilité réelle d’application. L’ont-ils seulement lu ?

Mieux répartir la richesse, rendre la parole au peuple, promouvoir une véritable paix mondiale, asservir l’Europe à l’intérêt général et pas l’inverse, mettre en place une réelle politique écologique à l’abri des appétits capitalistes forment l’ossature de ce programme.

La méthode prônée est tout à fait responsable, réaliste et démocratique. Cherchant à la qualifier l’expression de « Révolution par les urnes » a été remplacée par celle de « Révolution citoyenne ». Le moteur de cette révolution est la participation des citoyens à la marche des affaires du pays, et à l’exercice de contrôle sur les institutions le représentant, dans un processus de paix civile et sociale. Cela passe par constituante qui associe tous les citoyens dans tous les quartiers à son élaboration. C’est la condition pour que les pouvoirs redeviennent légitimes. Cela passe aussi et surtout par la nécessite de reconstruire notre école républicaine et laïque.

Faire la révolution citoyenne pour refonder le pays dans un souci de solidarité sociale et de progrès humain ne peut se faire sans résistance de ceux qui profitent de la situation actuelle. C’est pourquoi le livre les invite à laisser leurs places à d’autres qui pourraient avantageusement les occuper. Qu’ils s’en aillent donc tous !

D’autres billets suivront sur le même livre, chacun faisant un zoom sur un des sujets traités tels le revenu maximum, la planification écologique, la paix, etc.

Lahsen ZBAYAR

Comité PG du Mantois

dimanche 17 octobre 2010

Pour la défense de la retraire, à chaque ville sa manifestation

Manif_Mantes_retraites_2.JPGAprès la manifestation du 2 octobre, Mantes La jolie, ville moyenne de la banlieue parisienne, a réussi à organiser une manifestation locale, le samedi 16 octobre,  tout à fait correcte au regard de l’effet de concentration qu’exerce Paris en matière de manifestation.

La manifestation a traversé la ville, en passant par le marché, en direction du siège de l’UMP, aux slogans divers et variés tels  «La retraite est à nous, on s’est battu pour la gagner, et on se battra pour la garder ».

Manif_Mantes_retraites_1.JPGLes organisations syndicales et le collectif  de défense des retraites du Mantois composé notamment des partis politiques de gauche et des citoyens sans appartenance politique se battent  pour conduire des actions sur le terrain et au plus près des citoyens. Le PG participe évidemment à tous ces combats.

Pour continuer la lutte, tous les acteurs (partis politiques,  organisations syndicales et d’autres citoyens) appellent à l’unité et à la coordination pour plus de dynamisme et d’impact sur la ville.


Lahsen ZBAYAR

Comité PG du Mantois

dimanche 10 octobre 2010

Bonnières : opération « cœur de ville » ou « main basse sur la ville » ?

Depuis des semaines, la mairie de Bonnières communique sur le projet « cœur de ville », dans le cadre de l’OIN, dans le bulletin municipal, dans la « lettre du maire », et dans les plaquettes annonçant les réunions de « concertation ». Rien de précis dans ces documents, sur la nature ni le lieu des projets ; simplement, de jolies images où tout est idyllique, verdoyant. Même le blason de la commune a viré au vert. C’est vrai que le Maire de Bonnières s’est converti à l’écologie depuis peu…

La réunion du 4 octobre a permis de lever une partie du voile. L’organisation de celle-ci était déjà révélatrice :

  • exposé d’une heure des responsables de l’EPAMSA, qui n’apportait aucune information précise sur les projets de construction, ni leur implantation, et pour cause !
  • jeu de questions réponses (questions posées par des citoyens choisis avant la réunion, nul ne sait par qui ni sur quel critère) entre l’animatrice de l’EPAMSA et… l’EPAMSA ou le maire quand il tentait de donner une explication, sans convaincre…

Ce n’est qu’après une heure quinze environ que l’animatrice donna enfin la parole à la salle. Même si celle-ci tenta bien d’interrompre les intervenants qui ne posaient pas « les bonnes questions » où les questions qui la dérangeaient, il a bien fallu, sous la pression des citoyens présents, dont certains avaient apporté des documents officiels (conventions signées entre la mairie et l’EPAMSA entre autres) qu’on s’était bien gardé de produire à l’assistance, donner des informations plus précises sur le projet.

Il ressort de ce « débat », que ce sont bien 400 logements qui seront construits à Bonnières, dans le centre ville. Pour ce faire, le terrain de sport, le gymnase, une partie du parking actuel seront sacrifiés pour construire des immeubles de deux étages, trois étages ? On n’a pas eu de réponse très précise à ce sujet. Il faut savoir que les contraintes d’urbanisme qui imposent des parkings privatifs amèneront l’EPAMSA à déroger au PLU, car la mairie a signé entre autres une convention qui confie la gestion de ce projet à cet établissement public, c'est-à-dire que de fait, la commune ne contrôle plus la gestion de l’urbanisme de la ville de Bonnières. Qu’importe que le terrain de sport et le gymnase soient utilisés par les quelques 600 enfants des écoles de Bonnières, argument balayé d’un revers de main par le maire : le terrain de sport n’est pas aux normes de la Fédération Française de foot, le gymnase non plus. A notre connaissance, le club de foot de Bonnières n’évolue pas encore en division nationale, et la commission de sécurité n’a pas préconisé la fermeture du gymnase. De plus, les enfants et les parents d’élèves préfèreront un terrain de sport et un gymnase « pas aux normes de la compétition » que … rien du tout, car en remplacement de ces équipements indispensables, on a évoqué qu’une « salle polyvalente » et la construction d’un gymnase par la Communauté de Commune, dans un avenir hypothétique et en un lieu « à l’étude ». Ces arguments relèvent de la plus parfaite mauvaise foi.

Cerise sur le gâteau, il semblerait que dans le projet, les terrains (patrimoine de la commune) seraient cédés gracieusement aux promoteurs, à leur charge de « respecter les prescriptions de l’EPAMSA »… L’histoire récente a montré, hélas que ceux-ci ont un poids financier qui vient toujours à bout de toutes les réticences.

D’autre part, les places de stationnement public seront forcément moins nombreuses que dans la situation actuelle (ce sont essentiellement des stationnements privés qui seront créés). On connaît le problème du stationnement au centre ville ; ce sera pire, et les commerçants seront les premiers pénalisés. La minute humoristique fut l’évocation de la création d’un parking souterrain… à quelques centaines de mètres du lit de la Seine !

Enfin, c’est au bas mot 1000 habitants nouveaux qui vont arriver à Bonnières. Personne ne se fait d’illusion sur la création d’emploi à Bonnières à la hauteur de cette population nouvelle. Les usagers des transports en commun vivent un quotidien très difficile, le réseau routier est saturé en direction de la capitale ; ce sera pire pour les usagers de ces deux moyens de transport.

En conclusion, ce « projet cœur de ville » qu’on nous propose dans un emballage médiatique verdoyant et idyllique n’est rien d’autre qu’un projet immobilier : on devine déjà les promoteurs qui piaffent d’impatience.

Il y a trois ou quatre ans, Monsieur Bédier, alors Président du Conseil Général était venu nous vendre l’ « OIN » ; aujourd’hui, Monsieur Pommier veut nous vendre son « cœur de ville » : c’est plutôt un remake de « main basse sur la ville ».

Des générations d’élus, au fil de leurs mandats respectifs ont construit ce centre ville vert et aéré. Ne laissons pas détruire cette œuvre !

Nous appelons tous les citoyens de Bonnières à exiger le retrait de ce projet pour empêcher le « bétonnage » de notre ville au profit des appétits des promoteurs immobiliers.

dimanche 5 septembre 2010

Manifestation contre la xénophobie et la politique du pilori à Mantes-la-Jolie

Le Parti de Gauche du Mantois participait à la manifestation contre la politique sécuritaire du gouvernement organisé le 4 septembre au matin.

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lundi 9 août 2010

Contre la xénophobie et la haine : Liberté, Egalité, Fraternité !

Les organisations et collectifs sous-signés, s’élèvent, avec la plus grande vigueur contre les propos inacceptables tenus ces derniers jours par le Président de la République, désignant à la vindicte populaire certaines populations.

Sous prétexte de « déclarer la guerre à l’insécurité », le chef de l’état veut faire oublier sa politique déplorable dans le domaine social et économique, et les « affaires », en particulier celle concernant le ministre Woerth, qui entachent son gouvernement.

C’est en empruntant à l’idéologie de l’extrême droite, qu’il compte se maintenir au pouvoir.

Il durcit la chasse aux Roms (pourtant citoyens européens), et aux « gens du voyage » (qui pour la plupart sont français), et ne craint pas de faire l’amalgame entre délinquance et immigration. Les mesures discriminatoires et arbitraires à l’encontre des populations précaires ou immigrées se multiplient, se banalisent, bafouant quotidiennement la dignité d’êtres humains.

Il menace de déchoir de la nationalité française certains étrangers. Seul, le gouvernement de Vichy l’avait fait pour les juifs d’origine étrangère, naturalisés français. Il désigne à la vindicte populaire des populations déjà marginalisées, affaiblies. Celui, ou celle, qui n’a pas la bonne couleur de peau, dont le nom n’est pas « bien français », qui ne vit pas selon les normes majoritaires devient ouvertement la cible d’une politique d’incitation à la haine raciale.

Cette dérive dans la xénophobie, ne peut qu’inquiéter tous les démocrates.

Dans le même temps, les violences policières contre les personnes qui manifestent pacifiquement, comme à La Courneuve, montrent un durcissement inquiétant.

Nous ne voulons pas de cette France frileuse, repliée sur elle-même, qui viole sans scrupule les droits de l’homme. Cette France où les nantis écrasent de leur arrogance et de leur impunité ceux qui les font vivre.

Au contraire nous voulons une société plus juste, plus fraternelle, attentive aux besoins des plus faibles.

Ne tolérons pas l’intolérable. Dénonçons sans faiblir toutes les bassesses, celles qui menacent la démocratie : « il est encore fécond, le ventre de la bête immonde. »

Nous mettrons tout en œuvre pour empêcher ses méfaits.

ASTI du Mantois, ATTAC 78 Nord, CSF Epône,CSF Val de Seine, DAL du Mantois et des Mureaux, DECIL, FASE 78, LDH Mantes, LDH Saint-Germain, NPA Val de Seine, PCF canton de Limay, PCF du Mantois, PG du Mantois, PS Limay, PS Mantes, Roms YVELINES (dont LDH Poissy-RESF-DAL Conflans), SUD EDUCATION 78, SUD Santé-Sociaux 78, SOLIDAIRES 78 , VERTS du Mantois.

vendredi 16 juillet 2010

Communiqué de presse : expulsion d’une famille aux Mureaux

M. H. est arrivé en France en mars 2008. Il a déposé une demande de statut de réfugié politique qui a été rejetée définitivement après recours en juin 2009. Il a fui avec sa famille son pays d’origine parce qu’il était victime de menaces de mort en tant qu’opposant politique. L’administration n’a pas jugé bon de donner suite à sa demande. S’il retourne en Arménie avec sa famille, le pire est à craindre.

Avec son épouse et deux enfants en bas âge dont le plus jeune est né en France, il a passé un mois à dormir dans sa voiture après son expulsion du foyer dans lequel il vivait.

Il est sans ressources et maintenant expulsable à tout instant… Un comité de soutien est constitué pour aider M. H. et sa famille à rester en France.

Le Comité de soutien. Premiers signataires :

DAL du Mantois et des Mureaux, LDH des Mureaux, RESEL du Mantois, Membres RESF des Mureaux, Parti de Gauche du Mantois, Attac 78 Nord, Decil Mantes, NPA Val de Seine, PCF des Mureaux, Elus PS de Mantes ...

Le 12 juillet 2010

Pour nous contacter :

Pour Le DAL de Mantes et des Mureaux : moniquebouillaud@free.fr

Pour la section de la LDH des Mureaux : philippe.craponne@wanadoo.fr

Crédit photo : non aux expulsions / no to evictions de destempsanciens (CreativeCommons By-NC 2.0).

mercredi 7 juillet 2010

Réforme des retraites : conclusion

Les leviers d'équilibrage du système des retraites par répartitions sont nombreux et le choix d'activer tel levier (âge légal de départ) plutôt que tel autre (soumettre à cotisation les stock options) est un choix politique, un choix de société. Le parti de gauche fait le choix d'une répartition plus juste des richesses produites par les travailleurs. 

« Le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. » (Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites/)

D'autre part les gains de productivité enregistrés au cours des 40 dernières années font que chaque salarié d'aujourd'hui produit beaucoup plus de richesses qu'un salarié de 1970. Des gains de productivité vont encore être réalisés dans le futur. Cette richesse supplémentaire, plutôt que de l'affecter à la rémunération du capital peut être affecter à la sauvegarde et l'amélioration de notre modèle social.

Loin des politiques d'inféodation de l'Homme à la finance, le parti de gauche fait le choix de civilisation mettant la finance et l'économie au service de l'émancipation des femmes et des hommes.

Crédit photo : La Retraite On S'En Fout, On Veut Pas Bosser Du Tout (+1) de William Hamon (aka Ewns) (CreativeCommons By-NC-ND 2.0).

Loin du discours unique, les leviers d'équilibrage du financement des retraites sont multiples et le choix d'activer tel ou tel levier plutôt que tel autre est un choix politique.

Ce billet fait parti d'une série de billets sur la réforme des retraites :

mercredi 30 juin 2010

Réforme des retraites : les propositions du parti de gauche

Pour garantir l'équilibre financier du système des retraites par répartition, il n'est pas nécessaire de vouloir faire travailler plus longtemps des personnes qui n'ont déjà plus d'emploi, qui sont épuisées et qui empêchent l'accès à l'emploi des jeunes. Ces mesures aboutissent immanquablement à la baisse du montant des pensions. Au contraire, le parti de gauche propose des mesures faisant le choix du partage des richesses et de la solidarité.

  • Supprimer les exonérations de cotisations sociales dont bénéficie le patronat (30 milliards), qui n'ont créé ni sauvé aucun emploi et ont même permis de financer leurs délocalisations.
  • Trouver de nouvelles ressources en soumettant à cotisations les revenus financiers : stock options (3 milliards), plus values financières, participations-intéressements (2 milliards), niches fiscales (75 milliards)...
  • Augmenter les salaires en prenant sur les profits des sociétés.
  • Augmenter le nombre de salariés grâce à une politique publique de développement de l'emploi (100 000 emplois c'est 2 milliard de cotisations sociales en plus) soutenant une production socialement et environnementalement responsable et privilégiant une reconversion écologique de l'économie (circuits courts entre production et consommation).
  • Augmenter les cotisations.

Ces mesures permettraient des avancées sociales comme :

  • la validation des années d'études dans le calcul de la retraites,
  • la conservation de l'âge légale de départ à 60 ans,
  • le calcul du montant des pensions sur les 10 meilleures années.

Ces mesures sont possibles et ne demandent qu'une volonté politique !

Loin du discours unique, les leviers d'équilibrage du financement des retraites sont multiples et le choix d'activer tel ou tel levier plutôt que tel autre est un choix politique.

Ce billet fait parti d'une série de billets sur la réforme des retraites :

mercredi 23 juin 2010

Réforme des retraites : les politiques de droite

Face aux différents leviers d'action sur l'équilibrage du financement des retraites, les politiques de droite actionnent systématiquement la diminution des pensions, cachée sous des mesures variées :

Allongement de la durée de cotisation

L'allongement de la durée de cotisation entraine le départ en retraite au delà de l'age minimum légal pour certains afin d'obtenir le nombre d'annuité requis pour obtenir une retraite à taux plein. Dans les faits, 60 % des personnes de 60 ans sont sans emploi. Ils ne peuvent donc pas obtenir le nombre d'annuités requis pour avoir une pension à taux plein. Conséquence : baisse du montant des pensions

La réforme Balladur de 1993 concernant le secteur privé et les lois Fillon de 2003 pour le secteur public allongent la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (41 ans à partir de 2012).

Décote par année manquante

C'est la mesure corollaire de la précédente, mais qui l'aggrave encore plus puisqu'elle est plus que proportionnelle au nombre d'annuités manquantes. Quand une personne n'a pas cotisé le nombre d'annuité prévu pour obtenir une retraite à taux plein, une décote est appliquée pour diminuer le montant des pensions.

Les réformes Balladur et Fillon conduiront à une décote de 5 % pour tout le monde par année manquante à partir de 2015.

Report de l'âge légal minimum de départ à la retraite

L'âge de fin d'activité est de 59 ans en moyenne. Augmenter l'age légal minimum de départ à la retraite aboutit donc à maintenir des personnes au chômage (les personnes en fin de carrière dont les entreprises ne veulent plus ou les jeunes qui ne trouvent pas d'emploi parce que ceux-ci sont occupés par les séniors). Avec une telle mesure, non seulement, le montant des pensions baisse, mais reporte le déficit des retraites sur l'assurance chômage et sur l'assurance maladie (les chômeurs ont plus de problèmes de santé et d'autant plus qu'ils sont plus âgés).

La réforme que nous concocte M. Woerth s'appuie principalement sur cette mesure !

Base de calcul du montant des pensions

Le montant des pensions diminue mathématiquement, lorsque le nombre d'années pris pour base de calcul augmente ! On en parle souvent pour justifier une harmonisation des différents régimes dans un souci d'équité...

Depuis la réforme Balladur le calcul du montant de la pension se fait sur les 25 meilleures années de salaire au lieu de 10 auparavant dans le secteur privé.

Remplacement par un système par comptes notionnels

Avec cette mesure, proposée par le conseil d'orientation des retraites, la variation du niveau des pensions est le moyen d'équilibrer le régime ! La baisse des pensions est automatique.

Remplacement par un système par capitalisation

Avec cette mesure, le système par répartition basé sur la solidarité inter génération est remplacé (ou complété) par un système ou chacun met de côté pour sa propre retraite. Cela équivaut à une augmentation des cotisations prises uniquement sur la part salariale pour constituer un capital géré par les institutions financières privées mises en concurrence (concurrence qui a un coût supérieur au coût de gestion d'un système public) selon les méthodes habituelles de la spéculation qui mènent aux crises régulières et à la ruines des retraités outre atlantique.

Toutes ces mesures n'ont qu'un seul but : diminuer le montant des pensions pour diminuer les déficits publics creusés par les crises successives. Pour financer leurs déficits, les états empruntent sur les marchés financiers qui exigent de telles mesures pour garantir leur remboursement. D'autres solutions existent, mais elles exigent de s'émanciper des marchés financiers au lieu de s'y inféoder, ce qui est contraire au dogme libéral de nos élus.

Loin du discours unique, les leviers d'équilibrage du financement des retraites sont multiples et le choix d'activer tel ou tel levier plutôt que tel autre est un choix politique.

Ce billet fait parti d'une série de billets sur la réforme des retraites :

mercredi 16 juin 2010

Réforme des retraites : position du problème

Le financement des retraites est déficitaire de 5 milliards d'euros par an (10 milliards pour 2010-2011 en raison de la crise), soit 2,5 % du budget des retraites. Pour être à l'équilibre, les dépenses doivent être égales aux recettes, ce qui se traduit par :

nombre de retraités  x pension moyenne = nombre de cotisants x salaire moyen x taux de cotisation

L'espérance de vie augmentant, le nombre de retraités augmente aboutissant à un déficit, si tous les autres paramètres restent égaux par ailleurs. Nous avons alors :

nombre de retraités x pension moyenne = nombre de cotisants x salaire moyen x taux de cotisation + déficit

Les paramètres sur lesquels nous pouvons agir pour aboutir à l'équilibre sont donc nombreux :

  • nombre de retraités : le diminuer
  • pension moyenne : la diminuer
  • nombre de cotisants : l'augmenter
  • le salaire moyen : l'augmenter
  • le taux de cotisation : augmenter sa part salariale et/ou patronale
  • le déficit : trouver de nouvelles ressources visant à le combler

Bien que tout le monde se défende de vouloir baisser le montant des pensions, toutes les réformes entreprises jusqu'ici n'ont abouti qu'à la seule diminution du montant des pensions ! Le montant des pensions à baissé d'environ 20 % depuis 20 ans ! En 2007, 38 % des retraités percevaient le minimum contributif assurant une pension de base minimale de 645 € pour une pension complète à taux plein !

Loin du discours unique, les leviers d'équilibrage du financement des retraites sont multiples et le choix d'activer tel ou tel levier plutôt que tel autre est un choix politique.

Ce billet fait parti d'une série de billets sur la réforme des retraites :

Crédit photo : 1ère ligne de manuel | MC (CreativeCommons By-SA 2.0).

mercredi 9 juin 2010

Réforme des retraites : introduction

Le gouvernement, par le biais d'une compagne de communication efficace veut faire passer une approche idéologique du financement des retraites pour la solution naturelle, urgente, unique, inévitable. On nous refait le coup de la campagne du TCE dont on voit aujourd'hui ce qu'il en est avec la crise en Grèce et bientôt partout en Europe. Le but est de nous faire accepter :

  • une baisse des pensions reversées par le système par répartition
  • le passage à un système par capitalisation

La seule solution au financement des retraites serait donc le report au delà de 60 ans de l'âge légal de départ à la retraite comme cela se fait partout en Europe ! C'est une caractéristique de tous les politiques de préférer avoir tort avec la meute plutôt que raison seul. Car, si les réformes ne produisent pas les effets escomptés, ils se réfugient derrière le fait qu'ils ne sont pas les seuls à s'être trompés. Voilà le courage de nos élus ! (Voir la réponse de Xavier Darcos à Martine Billard.)

Cette solution cache en fait une volonté politique qui est l'inféodation de l'économie française à la finance internationale, ce que confirme l'annonce d'un budget taillant dans les dépenses qui n'a pas d'autre but que de maintenir la note AAA attribuée à la France par les agences de notation.

A travers une série de billets, nous allons montrer qu'il existe plusieurs solutions de financement des retraites et que le choix de la solution est un choix politique, un choix de société.

Ce billet fait parti d'une série de billets sur la réforme des retraites :

Crédit photo : Manif du 14 novembre 2007 de Jessie Romaneix [Nespresso Mood ] (CreativeCommons By-NC-ND 2.0).

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